Le pegging est une activité sexuelle dans laquelle une femme pénètre un homme à l'aide d'un gode-ceinture ou d'un harnais. De plus en plus de couples l'expérimentent car cela procure des sensations physiques intenses et une nouvelle forme d'intimité. Cela combine curiosité, confiance et la rupture des schémas traditionnels de rôles dans la chambre à coucher.
Le pegging relève du fétichisme femdom, une catégorie dans laquelle la femme détient le pouvoir sur l'homme.
Le pegging expliqué : comment le pratiquer en toute sécurité
Le pegging commence par une bonne préparation. Il implique un donneur (portant un gode-ceinture) et un receveur (recevant le gode par voie anale).
Utiliser un harnais avec un gode de taille appropriée est essentiel. Pour les débutants, choisissez un diamètre ne dépassant pas 3 centimètres pour permettre à l’anus de s’adapter confortablement. Utilisez toujours un lubrifiant à base d’eau pour réduire les frottements et faciliter l’insertion.
L’hygiène est cruciale : nettoyez le gode avant et après usage avec de l’eau tiède et un nettoyant antibactérien pour jouets. Communiquez continuellement pendant l’expérience sur ce qui est agréable ou non. Augmentez progressivement la pénétration pour laisser le temps aux muscles et aux nerfs de se détendre. Le pegging en toute sécurité signifie aussi utiliser des préservatifs sur le gode lorsqu’il est utilisé analement, surtout en cas de changement de partenaire ou de passage au jeu vaginal.
Le pegging relève du BDSM et est considéré comme une pratique de femdom. La dynamique de pouvoir est similaire à CFNM ou au cuckolding, où l’homme est soumis à la femme.

Pourquoi certains hommes apprécient la stimulation anale
Le corps masculin contient la prostate, souvent décrite comme le « point G masculin ». Cette glande se situe à quelques centimètres à l’intérieur de l’anus et est extrêmement sensible à une pression ciblée. La stimulation de la prostate peut conduire à des orgasmes plus intenses que la stimulation uniquement du pénis.

(Source : https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC12128925/figure/f4/)
Beaucoup d’hommes trouvent aussi l’aspect psychologique du pegging excitant : briser les dynamiques de pouvoir traditionnelles, permettre la vulnérabilité et explorer une nouvelle dimension du plaisir sexuel. Une enquête de 2023 auprès de 466 hommes a révélé que 39 % d’entre eux rapportaient des orgasmes plus forts et un après-coup plus durable grâce à la stimulation de la prostate. (1)
La combinaison d’un nouveau stimulus physique (stimulation anale) et de la dynamique de pouvoir (le donneur contrôle le receveur) rend le pegging attrayant pour les couples.
Risques du pegging
Il est important d’éviter les erreurs courantes. Le pegging nécessite une préparation pour prévenir les blessures physiques chez le receveur. Procédez toujours avec prudence, laissez l’anus s’adapter à la taille du gode et discutez ouvertement des niveaux de confort tout au long de l’expérience.
Le pegging pour les lesbiennes
Pour les femmes attirées par d’autres femmes, le pegging est un moyen de vivre la pénétration sans partenaire masculin. Le gode-ceinture est porté sur le bassin, laissant les mains libres pour stimuler les seins ou le clitoris.
Accessibilité
Le pegging est accessible à toutes les orientations sexuelles — couples hétérosexuels, homosexuels ou lesbiennes. Il est polyvalent et permet d’explorer la stimulation anale à l’aide d’un pénis prothétique.
Alternative au pegging
Une alternative au pegging manuel est l’utilisation d’une machine sexuelle. Le partenaire qui contrôle peut ajuster la profondeur, la vitesse et l’intensité via les commandes de la machine. Les machines sexuelles peuvent aussi permettre la double pénétration, combinant stimulation orale et anale simultanément.
Sources
- Zaliznyak, M., Walton, A. B., Stelmar, J., Isaacson, D., Gaither, T. W., Knudson, G., & Garcia, M. M. (2025). Pratiques de sexe anal et cartes des zones érogènes rectales chez des hommes et femmes de diverses orientations sexuelles : une étude par questionnaire basée sur une carte anatomique. Sexual Medicine, 13(3), qfaf037. Consulté le 26/11/2025 sur https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC12128925/
